La petite vie ordinaire d’un petit cadre du tertiaire

Secoué à sept heures tapantes Par la sonnerie du réveil L’humeur déjà massacrante A peine émergé du sommeil   Un café vite ingurgité Sans avoir eu le loisir De vraiment y goûter De le savourer avec plaisir   Il faut déjà se mettre en route Avant que les embouteillages Ne fassent avancer au compte-goutte Les… Lire la suite La petite vie ordinaire d’un petit cadre du tertiaire

Paradis artificiels pour purgatoire réel

Chaque jour ressemble au précédent Au marasme nulle échappatoire Et toutes les heures se succédant Semblent figées sur la même histoire Etroit et borné est l’horizon De ma pauvre cité dortoir Cerné comme dans une prison On l’on déverse à l’entonnoir Tous ceux qui ont fui la misère D’une pauvre activité agricole Pour l’urbanisme concentrationnaire… Lire la suite Paradis artificiels pour purgatoire réel

« Modernité » de façade!

A propos du Japon il y a une idée qui date du siècle passé et qui survit : celle de l’alliance miraculeuse entre modernité et tradition. C’est particulièrement, me semble-t-il, les milieux conservateurs dans la société qui sont sensibles à cette formule. Une affiche publicitaire d’un opérateur téléphonique privé implanté dans notre pays (la photo qui… Lire la suite « Modernité » de façade!

« il faut éradiquer ce peuple et le remplacer par un autre »: mésaventures contemporaines de la conscience nationale

Phrase entendue maintes fois, dans différentes couches sociales, comme unique solution à nos problèmes: « Il faut éradiquer ce peuple et le remplacer par un autre. » Et, devant notre regard perplexe, de surenchérir, dans un accès de radicalité révolutionnaire (voir le langage corporel, où se dessinent des fantasmes de napalm et de charnier): « Il faut un… Lire la suite « il faut éradiquer ce peuple et le remplacer par un autre »: mésaventures contemporaines de la conscience nationale

Au dessus des usines tristes…les hirondelles

Hier, oui, c’ était hier Par une journée d’hiver J’ai traîné dans Belcourt quartier populaire j’ai marché entre ses usines fermées abandonnées, sans ouvriers et ça m’a déchiré le cœur des usines nationales liquidées sur ordre du CAPITAL enfantant plusieurs chômeurs dans cette zone de tradition ouvrière hier, j’ai marché dans les rues de ce quartier cher… Lire la suite Au dessus des usines tristes…les hirondelles

Quel regard portent les jeunes sur l’Algérie 54 après l’indépendance?

J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt les jeunes de la meute littéraire sur  radio RAJ, à l’occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance. Cela m’a permis de me confronter au regard que porte  ce collectif de jeunes engagés  sur les conquêtes, les acquis mais aussi les reculs et les échecs qui marquent ce parcours de plus d’un… Lire la suite Quel regard portent les jeunes sur l’Algérie 54 après l’indépendance?

Le recyclage du larbin obsolète

La scène médiatique, aux ordres du Capital, grouille de larbins en tous genres: journalistes, écrivains, caricaturistes, animateurs, spécialistes, people, et j’en passe. Ces larbins ont chacun leur rôle à jouer, leur partition à exécuter, et s’en acquittent avec plus ou moins de bonheur, jusqu’à devenir obsolètes. Cette obsolescence peut être la conséquence de plusieurs facteurs:… Lire la suite Le recyclage du larbin obsolète

La réification : du producteur spectateur de son travail, chez Lukacs, au consommateur spectateur de sa vie, chez Debord

  Dans «La Société du Spectacle», si Debord fait souvent explicitement référence à Marx, sa notion de «spectacle» et son livre sont fortement inspirés d’une œuvre de Lukacs, dont il cite d’ailleurs un extrait en épigraphe du chapitre «la marchandise comme spectacle»: «Histoire et conscience de classe.» Et plus précisément d’une des notions clés de… Lire la suite La réification : du producteur spectateur de son travail, chez Lukacs, au consommateur spectateur de sa vie, chez Debord